Droits de douane : voitures, vin, luxe… quels fleurons européens seront les plus touchés

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Le président américain Donald Trump justifie ces tarifs douaniers par un déséquilibre commercial entre les États-Unis et l’UE au détriment des Américains. La relation commerciale USA-UE représente 30 % des échanges mondiaux, avec 1 680 milliards d’euros de biens et services échangés en 2024, selon la Commission européenne.

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Les médicaments exemptés

Les produits pharmaceutiques sont les biens les plus exportés depuis l’Europe vers les États-Unis (22,5 % du total en 2024 selon Eurostat) et ils sont pour l’heure exemptés de droits de douane imposés par Washington. Plusieurs groupes pharmaceutiques ont déjà annoncé des investissements aux États-Unis pour y renforcer leur production, tout en demandant à l’UE d’assouplir son cadre réglementaire.

L’automobile européenne sur la sellette

Les États-Unis sont aussi un « marché clé » pour l’industrie automobile européenne, qui y a exporté en 2024 près de 750 000 voitures pour une valeur de 38,5 milliards d’euros, selon l’Association européenne des constructeurs (ACEA). L’Allemagne produit la majorité de ces voitures exportées, notamment des berlines, SUV et sportives premium de chez Audi, Porsche, BMW ou Mercedes. En 2024, les États-Unis représentaient par exemple 23 % du chiffre d’affaires de Mercedes : le constructeur y produit également ses SUV, qu’il exporte en dehors du pays. Ceux-ci risquent également d’être touchés par des représailles européennes. Les livraisons aux États-Unis du géant européen Volkswagen ont déjà nettement reculé au premier semestre, après une première salve de droits de douane.

Airbus et Boeing dans la tourmente ?

Les droits de douane américains actuels pèsent déjà lourd sur le secteur très mondialisé de l’aéronautique. Depuis le 12 mars, une surtaxe douanière de 25 % s’applique sur les importations aux États-Unis d’aluminium et d’acier, matériaux phares de l’aéronautique. Et l’ensemble des produits (dont les avions) importés d’Europe doivent s’acquitter d’une surtaxe de 10 %. Au salon du Bourget début juin en France, le patron d’Airbus Guillaume Faury espérait leur remise à zéro, tout comme son homologue chez l’américain Boeing, Kelly Ortberg. « Nous ne sommes pas en mesure de répercuter ces coûts sur nos clients », avait déclaré fin mai Kelly Ortberg dans une interview à Aviation Week. L’accord qui était en cours de négociation cette semaine entre l’UE et les États-Unis, avant le coup de semonce de Donald Trump samedi, devait notamment comporter des exemptions pour l’aéronautique, les alcools et les produits cosmétiques.

Le luxe français peut-il encaisser le choc ?

Le secteur du luxe est resté assez discret ces derniers mois dans ses réactions mais l’impact des droits de douane pourrait être sérieux. LVMH, numéro un mondial du luxe, réalise un quart de ses ventes aux États-Unis (et 34 % de ses ventes de vins et spiritueux). Son patron Bernard Arnault avait appelé les dirigeants européens à régler « à l’amiable » les tensions commerciales, se disant même « favorable » à « une zone de libre-échange » avec les États-Unis. Le groupe français possède déjà aux États-Unis trois ateliers Louis Vuitton et quatre ateliers de la marque américaine Tiffany. Hermès, connu pour ses sacs Birkin ou ses carrés de soie, avait indiqué qu’il compenserait « intégralement » les premiers droits de douane de 10 % mis en place en avril par Donald Trump en augmentant ses prix de vente aux États-Unis. Mais 30 %, c’est une autre affaire.

Cosmétiques : faut-il relocaliser la production ?

Les parfums et cosmétiques de marques françaises et italiennes sont très vendus aux États-Unis. En 2024, L’Oréal a réalisé dans ce pays 38 % de son chiffre d’affaires annuel. Il produit sur place un peu moins de 50 % des produits vendus, selon sa direction, et ce qui est importé aux États-Unis concerne principalement les produits de luxe (Lancôme, Yves Saint Laurent, Armani…). Le directeur général de L’Oréal évoquait en avril une possibilité de relocaliser « une partie » de la production aux États-Unis.

Le vin français bientôt hors de prix pour les Américains ?

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