
Après le décès de l’immense Giorgio Armani, la question du testament s’est vite posée. L’Italien était le maître d’un empire dans de nombreux domaines, sans véritable héritier.
Un renouveau pour Armani. Le décès du Roi Giorgio a été une vraie perte pour le monde de la mode. Homme d’affaires accompli, il a gravi les échelons, passant d’étalagiste à maître d’un empire de mode, d’hôtellerie et d’immobilier, laissant une trace dans l’histoire du sport, du luxe comme de la mode.
À 91 ans, il était toujours derrière chaque collection, avant de devoir renoncer à la Fashion Week de Milan en juin dernier pour des raisons de santé, puis de décéder le 4 septembre dans sa maison milanaise. Après de vifs hommages de nombreux milieux auxquels il a touchés, la question de l’héritage est rapidement arrivée. Avec un empire estimé à plus de 11 milliards d’euros, Giorgio Armani avait bien réfléchi lors de la rédaction de son testament.
Un géant de la mode en cache toujours un autre
Ce vendredi, la presse italienne a révélé les dernières volontés du styliste, après l’ouverture de son testament réalisée ce jeudi. Sans enfant, Giorgio Armani a légué 100 % de sa société à sa fondation. Elle sera dirigée par son compagnon, Leo Dell’Orco, et ses neveux. Cependant, il a aussi demandé à ce que 15 % de sa société soit cédé à un géant de la mode comme LVMH, L’Oréal ou EssilorLuxottica.
Les grands du secteur ont tout de suite répondu à cette offre : «Nous sommes touchés et honorés que M. Armani ait pensé à L’Oréal pour intégrer le capital de sa si belle entreprise. Nous allons étudier avec une grande considération cette perspective qui s’inscrit dans le cadre de notre longue histoire commune», a indiqué L’Oréal. En effet, l’entreprise française possède déjà la gamme de maquillage et de parfum Armani.
Le géant des lunettes, EssilorLuxottica, va aussi étudier «attentivement» l’offre et se dit «fier de l’estime» que le styliste porte au groupe. LVMH n’a cependant pas encore réagi.
Giorgio Armani a souhaité que ces groupes soient prioritaires, mais ne ferme pas la porte à d’autres sociétés du même standing comme Kering, par exemple. Après cette première transaction, l’entreprise retenue aura la possibilité d’acquérir entre 30 et 54,9 % du reste du capital. Son compagnon ainsi que ses deux neveux seront chargés de ces choix.
Mais l’homme d’affaires italien a tout prévu. Si aucune transaction n’est réalisée dans les 18 prochains mois, le styliste souhaite que sa société soit cotée en Bourse trois à cinq ans après l’ouverture de son testament. Le compte à rebours est donc désormais lancé. La fondation détiendra toujours au moins 30 % du capital de la société afin de maintenir les lignes directrices souhaitées par Giorgio Armani.
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