
Kuala Lumpur est moins connue que Bangkok, Jakarta ou Hong Kong. Mais lorsqu’on débarque d’un vol de la Malaysia Airlines – l’une des meilleures au monde – dans la touffeur humide de la péninsule malaise, on est surpris par la diversité de cette ville, mélange de high-tech avec les tours Petronas de la compagnie pétrolière, de mosquées et de temples chinois, tel le Thean Hou, dédié à la déesse du bord de mer. Sur fond de « skyline », on distingue ainsi les lanternes rouges des temples et les dômes des mosquées. Car c’est un pays multiethnique où la majorité musulmane coexiste paisiblement avec les Chinois, les Indiens tamouls et une communauté aborigène. Chacun pratique, sans agressivité, sa religion, qu’il s’agisse de l’islam, du taoïsme ou de l’hindouisme.
48 heures à Kuala Lumpur
Passer 48 heures à Kuala Lumpur n’est pas superflu pour découvrir l’artère animée de Bukit Bintang, mais aussi Little India, lieu d’accueil des Indiens drainés par le colonisateur anglais pour construire chemins de fer, routes et immeubles. Ou encore Chinatown, non loin du Central Market, où les maisons ne dépassent pas deux étages.
Proclamée indépendante en 1957, la fédération de Malaisie – associée au Commonwealth, qui regroupe depuis 1963 Bornéo, Sabah et Sarawak mais dont s’est retirée Singapour – compte treize États dont neuf sont dirigés par des sultans. Chacun d’entre eux voulant à l’origine être roi, ils sont élus, à tour de rôle, tous les cinq ans. Le palais du roi Ibrahim de Johor, encore en poste pour deux ans, n’est visible que de l’extérieur, contrairement au Jardin botanique, au Planétarium national, au musée des Arts islamiques ou encore au square de l’Indépendance. Au milieu de la ville, une petite forêt remplie d’écureuils, de singes et de serpents rappelle que la jungle malaise couvre une bonne partie du territoire.
Un engagement en faveur du développement durable
À une heure d’avion de Kuala, l’archipel de Langkawi est composé de 99 îles où vivent 110 000 habitants. C’est le Premier ministre Mahathir Mohamad, que Jacques Chirac, amoureux de l’Asie, appréciait, tout comme le dirigeant singapourien, Lee Kuan Yew, qui a ouvert le Datai Langkawi, en 1993. Aidé par l’architecte Adrian Zecha, il souhaitait que l’hôtel s’intègre dans son environnement magnifique et conserve une empreinte malaise. En 2017, le Datai est fermé pendant un an pour être rénové. Remplacé depuis par le Breton Stéphane Duvacher, le directeur général de l’époque, Arnaud Giraudon, est devenu depuis, le CEO de DHR (Datai Hotels and Resorts), un fonds d’investissement malaisien désireux d’étendre la marque tout en réduisant l’empreinte carbone. Une originalité dans une région où, de l’Indonésie à la Thaïlande, l’environnement -c’est le moins que l’on puisse dire – n’est pas la préoccupation première.
Cet engagement en faveur du développement durable prend le nom de « Datai Pledge ». Doté de vastes villas en forêt ou en bord de mer, pour certaines avec piscine privative, d’une salle de sport et d’un spa en pleine jungle, de plusieurs restaurants dont bientôt un japonais, le Datai Langkawi est un hôtel de luxe qui veut développer le « bien-être ». Il dispose d’un jardin d’assainissement des eaux à travers des plantes aquatiques qui ont un rôle filtrant, a créé une usine d’embouteillage d’eau afin d’éviter le recours au plastique et un centre de recyclage où les déchets alimentaires sont compostés ou livrés à la communauté locale pour nourrir les poulets. Ce qui évite les montagnes de détritus dans les lieux où les incinérateurs ne fonctionnent pas.
Rémi Giromella, directeur du contrôle qualité qui a fait l’école hôtelière et pas mal bourlingué avant de se poser dans ce jardin anglais tiré au cordeau qu’est toujours la Malaisie, rêvait depuis l’enfance de travailler dans une île. Mais pour y développer des valeurs écologiques et d’entraide. Il est vrai que son père travaillait au Secours catholique. Les touristes malais et singapouriens profitent de ce havre de paix où la qualité de vie prédomine, mais ils sont rejoints par de nombreux citoyens de l’ex-empire britannique à la nostalgie intacte.
Carnet de route
Y aller
Malaysia Airlines a un vol quotidien sur Kuala Lumpur auquel on peut adjoindre le « Bonus side trip » qui permet aux voyageurs de profiter de deux voyages en un, lors de leur escale à KL. Ils peuvent choisir, sans frais supplémentaires, entre huit destinations en Malaisie (dont Langkawi, Penang, Kuching, Johor Bahru…)
Par ailleurs l’offre « Time for New chapters », valable jusqu’au 20 janvier 2026 pour des voyages jusqu’au 30 novembre 2026, ouvre de nouvelles destinations, comme Séoul, Shanghai, Cebu, Siem Reap… avec des tarifs à partir de 609 €.
Agence de voyage
« Les ateliers du voyage » organisent des séjours sur mesure et des itinéraires sortant des sentiers battus, un forfait 7 nuits par personne à partir de 4 754 €, comprenant, outre le vol sur la Malaisie, un aller-retour KL-Langkawi, les transferts vers l’hôtel et une chambre de luxe en petit-déjeuner. Prix incluant également l’assurance et l’assistance francophone.
Outre les cinq nuits au DataiLangkawi, deux nuits sont prévues à l’hôtel « The Journal
» à Kuala Lumpur en petit-déjeuner. Signalons près de l’hôtel en question, un charmant restaurant, le « Bijan », au 3 Jalan Ceylon, tenu par Fadilla Bin Tajuddin qui connaît la Bretagne et notamment le Sud-Finistère où elle séjournait récemment.
La nature généreuse du Datai Langkawi, l’hôtel mythique de Malaisie
Selamat Datang (welcome) : cette phrase d’accueil évoque une histoire racontée dans l’archipel de Langkawi (à une heure de vol de Kuala Lumpur) que symbolise son aigle rouge vivant dans la mangrove et ses quatre sites classés « Geoforest Park » par l’Unesco.
Face à la plage de sable fin (classée dans le Top ten de National Geographic) où les clients du Datai Langkawi se détendent, il y a l’île de Ko Tarutao, qui abritait, jadis, une prison. Quand des détenus réussissaient à s’en échapper par la mer et à rejoindre la terre ferme, ils criaient « Datai » qui veut dire « Nous sommes libres ».
Aujourd’hui, l’hôtel DataiLangkawiaide les petites fermes aux alentours (Community farming project) pour les aider à lui fournir des produits (poulets, légumes, noix de coco) de qualité dont ils peuvent aussi vendre les surplus. Cette insertion dans l’économie locale se traduit aussi par la production de miel (de l’abeille Trigona) émanant de 23 ruches. C’est ce qui fait de ce lieu, où il fait toute l’année entre 25 et 35 degrés, un endroit idéal pour se reconnecter à la nature à travers une faune et une flore très riches, à condition d’éviter la mousson de juillet à novembre. Outre les Britanniques, les Malaisiens, Chinois et Indiens que l’on croise dans cet hôtel cosmopolite, les expatriés y trouvent une qualité de vie qui les conduit parfois à s’y installer.
Pour plus de renseignements : voir le site de l’hôtel : thedatai.com
Aucun visa n’est demandé pour une durée de séjour inférieure à 90 jours.
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